D'après les travaux de Jacques MAHIEU-BOURGAIN
(Note : Synthèse des chapitres 1 à 7 du document original)
Le Flobard est un type de bateau à clins, de forme trapue et râblée, conçu pour échouer. Historiquement présent d'Étaples à Wissant, il survit aujourd'hui principalement à Audresselles, Équihen ou Le Portel[cite: 2, 5, 9].
Le peuplement germanique du Boulonnais (Saxons du Danemark) a légué des techniques de construction navale à clins[cite: 19, 21]. La langue "nordzeegermanisch", ancêtre du flamand, a imprégné le vocabulaire maritime local[cite: 26].
L'appellation d'origine d'un navire est souvent liée à son comportement. Le Flobart étant remarquable par sa légèreté et sa maniabilité, l'hypothèse retenue est celle du mot flamand "VLOTBAAR", qui signifie "FLOTTABLE"[cite: 36, 37].
Le sol du Boulonnais est constitué de différentes sortes de roches dures utilisées comme matériaux de construction et de décoration au cours des siècles : la pierre de Boulogne, la pierre de Marquise et le marbre. Cette richesse souligne le lien étroit entre les maisons anciennes et le sol qui les porte.
Dite aussi "grès bâtard" ou "pierre de Baincthun", cette pierre est proche du grès. En 1753, on la décrivait comme une pierre "vive et tirant sur le bleu", si dure qu'elle ne peut être taillée qu'on ne l'équarrit que par éclats. Utilisée pour le gros œuvre des châteaux et manoirs, elle prend une couleur grise avec le temps.
Le calcaire oolithique de Marquise est le plus célèbre. Gris-jaunâtre et facile à sculpter, son exploitation remonte à l'époque romaine.
Le transport par l'eau : Autrefois, on utilisait la rivière Slack (navigable jusqu'à la fin du XVIIe siècle) pour acheminer les pierres vers le port d'Ambleteuse et la mer.
Après une période de déclin, l'industrie a laissé place au marbre au XIXe siècle, mais la pierre de Marquise reste visible sur les encadrements de fenêtres et les pierres angulaires de la région.
Localisé principalement à Ferques et Hydrequent, le marbre (ou stinkal) était difficile à extraire en raison de sa dureté.
L'inventeur Frédéric Sauvage a révolutionné le sciage du marbre vers 1822 avec des moulins capables de débiter 60 plaques à la fois. Aujourd'hui, l'exploitation est devenue industrielle (calcaires pour la chimie et les routes), mais le marbre reste utilisé dans la construction publique et privée.
Mots issus de l'ancienne langue (XIIIe) et du parler actuel[cite: 41, 48].